Sur elle

2010 – « Neiges éternelles » Texte de N.Bonichot

Cette série de 21 pièces s’organise cycliquement par une disposition en triptyque, plus particulièrement en tri-topologie – suite de trois fois sept lieux. Méthodologiquement, la série – la contrainte sérielle telle qu’elle est proposée ici – oblige à la répétition sans toutefois exclure la dimension de variabilité : d’un topos à l’autre, la variabilité (une émergence du style) s’affirme par l’accumulation et l’amplification du cadre gestuel annoncé d’emblée.

La première progression consiste en deux gestes : intrication spatiale par superposition et répartition statistique des densités impliquant une appréhension statique – amorphe – par l’assemblage en nuages et points à dominante lisse. Le geste est ici épuré, dépouillé par le cadre imposé : deux espaces lisses superposés (l’un chromatique, l’autre spectral).

La deuxième progression utilise trois gestes supplémentaires – ajoutés à la trame première : l’oblique, le polychromatisme et la re-position géométrique (nouvelle contextualisation de l’élément « fleur » qui n’est plus une fleur). C’est sans doute dans ce deuxième topos que la répétition parodie la répétition pure par la dialectique du même qui n’est pas le même – chaque pièce devenant le trope du précédent et/ou du suivant.

Enfin, la dernière progression radicalise les précédentes : l’intrication des trames, le polychromatisme et la re-position géométrique s’intensifient.

N. BONICHOT

 

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